Abstract

This article argues that in the 1960s and 1970s, the postcolonial state in Guinea and the independence movement in Guinea-Bissau came to define national belonging through ideas of “sacrificial citizenship,” ideas that did not correspond with how many borderland residents saw their own geographies. Borderland residents used the border to, for the most part, ignore or complicate territorial concepts of national belonging, while informally putting forward their own geographic conceptions and networks. The history of cross-border migration and mobility during this period illustrates the unfinished nature of postcolonial ideas of citizenship and belonging, and the alternative communities and imaginaries that borderland residents developed after independence in parallel to the modern nation-state. These cross-border networks and spaces offer an example of the contestation of sovereignty and the nation-state in the decades immediately following the independence of West African states.

Résumé

Cet article soutient que dans les années 1960 et 1970, l’État postcolonial en Guinée et le mouvement d'indépendance en Guinée-Bissau en sont venus à définir l'appartenance nationale à travers des idées de « citoyenneté sacrificielle », des idées qui ne correspondaient pas à la manière dont nombre de résidents frontaliers concevaient leurs propres géographies. La plupart de ces résident ont utilisé la frontière pour ignorer ou compliquer les concepts territoriaux d'appartenance nationale, tout en mettant en avant de manière informelle leurs propres conceptions et réseaux géographiques. L'histoire de la migration et de la mobilité transfrontalières au cours de cette période illustre la nature inachevée des idées postcoloniales de citoyenneté et d'appartenance, ainsi que les communautés et les imaginaires alternatifs que les résidents frontaliers ont développés après l'indépendance en parallèle à l’État-nation moderne. Ces réseaux et espaces transfrontaliers offrent un exemple de la contestation de la souveraineté et de l’État-nation dans les décennies qui ont immédiatement suivi l'indépendance des États d'Afrique de l'Ouest.

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