Abstract

This article examines surviving native court records from 1905–1957 in Abeokuta, Southwest Nigeria, to argue that what constituted marriage, marital rights, and sexual access to wives was changing readily in this period of socioeconomic and political change. In this period, Britain established the native court system, stressing African and British judges, to apply rigid ideas of native law and customs concerning marriage. Men and women—husbands, wives, lovers, fathers, uncles, aunties, brothers, sisters, and in-laws—approached the native courts to negotiate conflict over marriage, divorce, seduction, adultery, and child custody. Rather than administering rigid legal judgements of what constituted legitimate marriage, judgements rendered by these courts provided maneuverability, specifically for women to negotiate and contest marital status and relations.

Résumé

Cet article examine les archives judiciaires autochtones ayant survécu de 1905 à 1957 à Abeokuta, dans le sud-ouest du Nigeria, pour affirmer que ce qui constituait le mariage, les droits matrimoniaux et l'accès sexuel aux épouses changeait rapidement en cette période de bouleversement socio-économique et politique. Au cours de cette période, la Grande-Bretagne a établi le système judiciaire indigène, insistant sur les juges africains et britanniques, pour appliquer les idées rigides de la loi et des coutumes indigènes concernant le mariage. Des hommes et des femmes - maris, épouses, amants, pères, oncles, tantes, frères, sœurs et beaux-parents - se sont adressés aux tribunaux autochtones pour négocier des conflits sur le mariage, le divorce, la séduction, l'adultère et la garde des enfants. Plutôt que d'administrer des jugements juridiques rigides sur ce qui constituait un mariage légitime, les jugements rendus par ces tribunaux offraient une marge de manœuvre, en particulier pour que les femmes négocient et contestent l’état matrimonial et les relations.

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