Abstract

Sixty-one years after Sierra Leone regained its independence from Britain in April 1961, the issue of citizenship remains divisive and fraught with negative political implications for persons seeking elective and appointive political offices. John Joseph Akar, born in the then Protectorate of a Lebanese father who was himself born in Senegal and a Sierra Leonean mother, challenged the constitutionality of amendments to the Independence Constitution that altered the criterion for citizenship from one based on birth (jus soli) to one based on “Negro African descent” (jus sanguinis). Enacted less than a year after independence, the new constitutional provisions appealed to a kind of xenophobic nationalism that undercut the country's multicultural character. In this article I argue that the economic success, in particular that of the Lebanese in the colonial period, put them at odds with Sierra Leone's emerging political elites. Prior to independence these elites used restrictive immigration laws to limit the entry and participation of the Lebanese and other non-indigenes in the country's political and economic affairs. After independence there was no better place to institutionalize such limitations and discrimination than in the postcolonial constitution, which the British helped construct to unify the Colony and Protectorate of Sierra Leone.

Résumé

Soixante et un ans après que la Sierra Leone a retrouvé son indépendance de la Grande-Bretagne en avril 1961, la question de la citoyenneté continue de diviser et se heurte à des implications politiques négatives pour les personnes recherchant des fonctions politiques électives et nominatives. John Joseph Akar, né dans le protectorat de l’époque d'un père libanais lui-même né au Sénégal et d'une mère sierra-léonaise, a contesté la constitutionnalité des amendements à la Constitution de l'indépendance qui ont modifié le critère de citoyenneté d'un critère fondé sur la naissance (jus soli) à celui basé sur « l'ascendance négro-africaine » (jus sanguinis). Adoptées moins d'un an après l'indépendance, les nouvelles dispositions constitutionnelles faisaient appel à une sorte de nationalisme xénophobe qui sapait le caractère multiculturel du pays. Dans cet article, je soutiens que le succès économique, en particulier celui des Libanais pendant la période coloniale, les a mis en conflit avec les élites politiques émergentes de la Sierra Leone. Avant l'indépendance, ces élites utilisaient des lois restrictives en matière d'immigration pour limiter l'entrée et la participation des Libanais et d'autres non-indigènes aux affaires politiques et économiques du pays. Après l'indépendance, il n'y avait pas de meilleur endroit pour institutionnaliser ces limitations et cette discrimination que dans la constitution postcoloniale que les Britanniques ont aidé à construire pour unifier la colonie et le protectorat de la Sierra Leone.

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