Abstract

Scholarship should attend to the imperative that African identities need to be particularized and explored, and not simply generalized and proclaimed. Thus, this article interrogates the case of the autobiographical self-portrait recently authored and published by Nana Konadu Agyeman-Rawlings (born 1948), widow of the late J. J. Rawlings (died 2020; Ghanaian Head of State, 1979 and 1981–2001). Nana Konadu strongly identified herself with the cause of Ghanaian women in a broad sense, and became well-known as a formidable sociopolitical actor in her own right. Her autobiographical narrative only covers the period up to 1979, but her treatment of her antecedents, her birth and her young self opens a revelatory window into her own perspective on her personal formation and attitudes, and particularly with reference to her patrilineal ancestry among the Asante of central Ghana. In this article I take the “ideological I” that engineered her text, and situate it within a deep and precise reading of Asante norms and expectations taken in conjunction with the lived historical circumstances that acted upon these in a variety of ways and with a range of consequences. The wider argument being made here is that only deep interaction with and sustained reflection upon the received norms and actual practices of any historical society, African and otherwise, can furnish forth the nuanced contexts necessary to the location and understanding of the “ideological I” that speaks from within it.

Résumé

La recherche devrait répondre à l'impératif selon lequel les identités africaines doivent être particularisées et explorées, et non simplement généralisées et proclamées. Ainsi, cet article interroge le cas de l'autoportrait autobiographique récemment rédigé et publié par Nana Konadu Agyeman-Rawlings (née en 1948), veuve de feu J. J. Rawlings (décédé en 2020 ; chef de l’État ghanéen, 1979 et 1981-2001). Nana Konadu s'est fortement identifiée à la cause des femmes ghanéennes au sens large et s'est imposée comme une formidable actrice sociopolitique à part entière. Son récit autobiographique ne couvre que la période allant jusqu'en 1979, mais son traitement de ses antécédents, de sa naissance et de sa jeunesse ouvre une fenêtre révélatrice sur sa perspective concernant sa formation personnelle et ses attitudes, et en particulier en référence à son ascendance patrilinéaire parmi les Asantes du centre du Ghana. Dans cet article, je prends le «je idéologique» qui a conçu son texte et le situe dans une lecture profonde et précise des normes et des attentes d'Asante en conjonction avec les circonstances historiques vécues qui ont agi sur celles-ci de diverses manières et résulté en diverses conséquences. L'argument plus large avancé ici est que seule une réflexion soutenue et une interaction profonde avec les normes reçues et les pratiques réelles d'une société historique, africaine ou autre, peuvent fournir les contextes nuancés nécessaires à la localisation et à la compréhension du «je idéologique» qui en provient.

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