Abstract

Although European contact with Ghana dates back to the second half of the fifteenth century (1471), it was in the closing decades of the nineteenth century that the northern part of the country had its first European visitor. This was M. J. Bonnat, a French trader, in 1876. Until then, much of European activity was limited to the southern part of the country. As the next century began following this historic visit, the present geographical location of modern Ghana was formerly declared and recognized as a British colony (January 1, 1902). Unlike the South of the Gold Coast, the North was not seen to have any natural resources to bolster the colonial economy. For the entire colonial period, therefore, the most significant benefit to be derived from the North by the colonial government was human labor. This had serious implications for north–south migration in the country. It necessitated the movement of people southwards to satisfy colonial labor needs. The early decades of the twentieth century marked a system of forced migration of only males from the Northern Territories of the Gold Coast to the south (from about 1906 to 1927). Segregation of families, exposure to the vagaries of the weather, disease and death were some of the immediate consequences resulting from the forced migration. For the rest of the colonial period, migration southwards became increasingly voluntary and women were gradually drawn into the migration process. To what extent has this early form of migration affected contemporary outmigration patterns and development in Northern Ghana? This article examines the dynamics that were involved in the forced labor recruitment and the impact arising out of this.

Résumé

Bien que le contact européen avec le Ghana remonte à la seconde moitié du XVe siècle (1471), c'est dans les dernières décennies du XIXe siècle que la partie nord du pays a eu son premier visiteur européen, M. J. Bonnat, un commerçant français, en 1876. Jusqu'alors, une grande partie de l'activité européenne était limitée à la partie sud du pays. Alors que le siècle suivant commençait à la suite de cette visite historique, la situation géographique actuelle du Ghana moderne a été déclarée et reconnue comme colonie britannique (1er janvier 1902). Contrairement au sud de la Côte d'Or, le nord n’était pas considéré comme disposant de ressources naturelles pour soutenir l’économie coloniale. Par conséquent, pendant toute la période coloniale, le bénéfice le plus important que le gouvernement colonial a tiré du Nord a été le travail humain, ce qui a eu de graves répercussions sur la migration nord-sud dans le pays car cela a nécessité le déplacement des personnes vers le sud pour satisfaire les besoins de main-d’œuvre coloniale. Les premières décennies du XXe siècle ont marqué un système de migration forcée d'hommes seuls des Territoires du nord de la Côte d'Or vers le sud (de 1906 à 1927 environ). La ségrégation des familles, l'exposition aux aléas climatiques, la maladie et la mort sont quelques-unes des conséquences immédiates résultant de cette migration forcée. Pendant le reste de la période coloniale, la migration vers le sud est devenue de plus en plus volontaire et les femmes ont été progressivement entraînées dans le processus de migration. Dans quelle mesure cette première forme de migration a-t-elle affecté les schémas d’émigration et le développement contemporains dans le nord du Ghana ? Cet article examine la dynamique impliquée dans le recrutement de main-d’œuvre forcée et l'impact qui en découle.

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