Abstract

Kwame Nkrumah adopted certain mechanisms to create a holistic health-care system, which satisfied the entire population through the promotion and modernization of traditional medicine and healing as well as the improvement and expansion of medical facilities bequeathed to Ghana by the British colonial administration. Under traditional medicine, this was achieved partly through the creation of the Ghana Psychic and Traditional Healing Association (GPTHA). As part of his Africanization agenda, he sought to promote traditional healers and African medical officers and expand medical facilities. He provided a collective legitimate platform for education and scientific verification of African medicine; integrated preexisting indigenous African knowledge systems into the new Africa and debunked European ethnocentric ideology and cultural imperialism on Africa while at the same time improving Western medical practice. He worked assiduously to Africanize and improved the medical department of the country. Despite the wide literature on Nkrumah's Africanization agenda, little is known about his attempt at embracing and modernizing indigenous traditional medicine and extending Western medical practice. Using primary sources such as archival documents, oral histories, and newspapers complemented with secondary documents such as books and articles, this article examines the continuity and discontinuities in Kwame Nkrumah's approach to health care in Ghana. It further contributes to the conversation on the constituency and potency of African medicine, the adaptation of Western medicine, in particular under the leadership of Kwame Nkrumah and challenges associated with the assertions of colonial anthropologists who misinterpreted African therapeutics by classifying them as supernatural and forms of witchcraft.

Résumé

Kwame Nkrumah a adopté certains mécanismes pour créer un système de soins de santé holistique qui a satisfait l'ensemble de la population grâce à la promotion et à la modernisation de la médecine et de la guérison traditionnelles, ainsi qu’à l'amélioration et à l'expansion des installations médicales léguées au Ghana par l'administration coloniale britannique. Dans le cadre de la médecine traditionnelle, cela a été réalisé en partie grâce à la création de la Ghana Psychic and Traditional Healing Association (GPTHA). Dans le cadre de son programme d'africanisation, il a cherché à promouvoir les guérisseurs traditionnels et les médecins africains et à développer les installations médicales. Il a fourni une plateforme collective légitime pour l’éducation et la vérification scientifique de la médecine africaine. De plus, il a intégré les systèmes de connaissances indigènes africains préexistants dans la nouvelle Afrique et démystifié l'idéologie ethnocentrique européenne et l'impérialisme culturel sur l'Afrique, tout en améliorant la pratique médicale occidentale. Il a travaillé assidûment pour africaniser et améliorer les services médicaux du pays. Malgré la vaste littérature sur le programme d'africanisation de Nkrumah, on sait peu de choses sur sa tentative d'embrasser et de moderniser la médecine traditionnelle indigène et d’étendre la pratique médicale occidentale. En utilisant des sources primaires telles que des documents d'archives, des histoires orales et des journaux complétés par des documents secondaires tels que des livres et des articles, cet article examine la continuité et les discontinuités dans l'approche de Kwame Nkrumah en matière de soins de santé au Ghana. En outre, cet article contribue à la conversation sur la constitution et la puissance de la médecine africaine, sur l'adaptation de la médecine occidentale, notamment sous la direction de Kwame Nkrumah, ainsi que sur les défis associés aux affirmations des anthropologues coloniaux qui ont mal interprété les thérapeutiques africaines en les classant comme surnaturelles et comme des formes de sorcellerie.

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