Abstract

Many histories of Pan-African work assume that increased contact within the diaspora will generate mutual understanding. Attention to a little-studied terrain of this work, the efforts of Western-educated West Africans sojourning in the interwar United States, highlights a contrary dynamic. These West Africans aspired to reveal to Americans an Africa that was contemporary, creatively responding to changing problems. But many African Americans imagined Africa quite differently, as a timeless font of an ancient heritage that could inspire racial pride and nurture their contribution to American culture. This difference placed the West African sojourners in a dilemma. To establish their standing and raise funds for their ambassadorial work, they came to rely on and embody the images of Africa they wanted to displace. The career of the famous choreographer Asadata Dafora and his alliance with the New York-based African Academy of Arts and Research reveal how efforts to present Africa as contemporary could instead enliven and affirm an imagined timeless Africa.

Résumé

De nombreuses histoires de l'oeuvre panafricaine présupposent que des contacts accrus au sein de la diaspora produiront une compréhension mutuelle. L'attention portée à un aspect peu étudié de cette oeuvre, les efforts des Africains de l'Ouest éduqués en Occident séjournant aux États-Unis de l'entre-deux-guerres, met en évidence une dynamique contraire. Ces Africains de l'Ouest aspiraient à révéler aux Américains une Afrique contemporaine qui répondait de manière créative à des problèmes changeants. Cependant, de nombreux Afro-Américains imaginaient l'Afrique tout à fait différemment, comme une source intemporelle d'un héritage ancien qui pourrait inspirer la fierté raciale et nourrir leur contribution à la culture américaine. Cette différence plaçait les voyageurs ouest-africains face à un dilemme. Pour asseoir leur notoriété et récolter des fonds pour leur travail d'ambassadeur, ils en sont venus à s'appuyer sur et même à incarner les images de l'Afrique qu'ils voulaient supplanter. La carrière du célèbre chorégraphe Asadata Dafora et son alliance avec l'Académie africaine des arts et de la recherche basée à New York révèlent comment les efforts pour présenter l'Afrique comme contemporaine ont pu au contraire animer et affirmer une Afrique imaginée intemporelle.

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