Abstract

This article examines the northern section of the Anglo-French border between what is now the republics of Ghana and Togo, focusing on how the Konkomba continued to cross the border to engage in their socioeconomic activities even in the face of colonial border controls. Although the border was intended to curtail movement across the frontier, I argue that rather than a barrier, the Anglo-French border became an incentive for mobility once the Konkomba discovered that the border was capable of shielding them from colonial justice, taxation, forced labor, and social obligations. By moving back and forth, the Konkomba not only shaped and defined the colonial border but also forced the colonial authorities to shift their policies in response to Konkomba subversion of the border. In general, the article contributes to the literature on borderlands and how Africans contested, appropriated, and exploited colonial boundaries for their own benefits.

Résumé

Cet article examine la partie nord de la frontière anglo-française entre ce qui sont aujourd'hui les républiques du Ghana et du Togo, en mettant l'accent sur la façon dont les Konkomba ont continué à traverser la frontière pour se livrer à leurs activités socio-économiques même face aux contrôles coloniaux aux frontières. Bien que la frontière visait à limiter les mouvements transfrontaliers, cet article soutient que plutôt qu'un obstacle, la frontière anglo-française est devenue une incitation à la mobilité une fois que les Konkomba ont découvert que la frontière les protégeait de la justice coloniale, de la fiscalité, du travail forcé, et des obligations sociales. En faisant des allers-retours, les Konkomba ont non seulement façonné et défini la frontière coloniale, mais ils ont également forcé les autorités coloniales à modifier leurs politiques en réponse à la subversion de la frontière par les Konkomba. Dans l'ensemble, l'article contribue à la littérature sur les régions frontalières et sur la manière dont les Africains ont contesté, approprié et exploité les frontières coloniales pour leurs propres avantages.

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