Abstract

Knowledge in many societies in precolonial Africa was understood in terms of transformative power: the smelter's skill with iron, the potter and clay, the healer with herbs. Power in Africa though materially manifested has always been spiritually grounded. Power existed in people who had acquired the knowledge to tap into the spiritual, natural, and human worlds, and to live astride these overlapping worlds in spectacular ways. As scholars, how can we acknowledge the reality of mystical agency and its causal value in interpretation without believing in it? In this article, we explore this epistemological quandary. Tapping into precolonial Asante history and fieldwork, we have conducted with shrines and imams for the past several years we interrogate the close links between political and spiritual power. From narratives of migration stories to favorable outcomes in difficult battles, deities, priests, diviners, and Muslim clerics played critical roles that were made possible by their demonstrable religious knowledge. Asante ontology recognized the reality of spiritual power, but also a recognition that spiritual power not tied to the service of the state was problematic.

Résumé

Dans de nombreuses sociétés de l'Afrique précoloniale, le savoir était compris en termes de pouvoir de transformation : l'habileté du fondeur avec le fer, du potier avec l'argile, du guérisseur avec les herbes. Le pouvoir en Afrique, bien que matériellement manifesté, a toujours été spirituellement fondé. Le pouvoir existait chez les personnes qui avaient acquis les connaissances nécessaires pour puiser dans les mondes spirituel, naturel et humain, et pour vivre à cheval sur ces mondes qui se chevauchent de manière spectaculaire. En tant que chercheurs, comment pouvons-nous, sans y croire, reconnaître la réalité du pouvoir mystique et sa valeur causale dans l'interprétation ? Dans cet article, nous explorons ce dilemme épistémologique. Puisant dans l'histoire précoloniale et le travail de terrain d'Asante que nous avons mené avec des sanctuaires et des imams au cours des dernières années, nous interrogeons les liens étroits entre le pouvoir politique et spirituel. Des récits d'histoires de migration aux résultats favorables de batailles difficiles, les divinités, les prêtres, les devins et les religieux musulmans ont joué des rôles essentiels rendus possibles par leurs connaissances religieuses démontrables. L'ontologie Asante reconnaissait la réalité du pouvoir spirituel, mais aussi que le pouvoir spirituel non lié au service de l’État était problématique.

You do not currently have access to this content.