Abstract

In the oral discourse from northeastern Guinea that provides the basis for this study, late twentieth-century Maninka bards employ their most artful wiles to convince their patrons that the most admirable and worthwhile deed they could accomplish in life would be to kill people. The unusual circumstances of the recordings help to account for the candid promotion of mayhem that would never be made in the presence of strangers, but they do not explain the historical and cultural factors that account for such attitudes. When first encountered, the promotion of murder seemed hardly more than audacious bids to shock and impress audiences. However, it subsequently became evident that what may be called the “encouragement-to-kill” trope has been a standard device used by Mande bards in the age-old tradition of praising powerful people to influence their behavior. Now understood to be widely embedded in Mande bardic discourse, the attitudes in question appear to have had significant resonance in certain episodes of nineteenth- and twentieth-century West African history. One detailed example of the “encouragement-to-kill” motif occurs in an oral tradition with multiple layers of significance, leading to expanded scope of the discussion. It considers the consequences of nineteenth-century French interference in Maninka society as revealed in both the oral tradition and eyewitness colonial reports. Related matters include apparent reactions of indigenous occult practitioners to iconoclasm in Guinea during the Sekou Touré era, religious tensions as revealed through animist attitudes toward Muslims, and the possible relevance of popularized violence vis-à-vis political strongmen and civil war in the 1990s.

Résumé

Dans le discours oral du nord-est de la Guinée qui sert de base à cette étude, les bardes Maninka de la fin du XXe siècle emploient leurs ruses les plus astucieuses pour convaincre leurs mécènes que l'acte le plus admirable et le plus utile qu'ils pourraient accomplir dans la vie serait de tuer des gens. Les circonstances inhabituelles des enregistrements expliquent en partie la franche promotion du chaos qui ne se ferait jamais en présence d’étrangers, mais elles n'expliquent pas les facteurs historiques et culturels qui contribuent à de telles attitudes. Au premier abord, la promotion du meurtre ne semblait guère plus que des tentatives audacieuses pour choquer et impressionner le public. Cependant, il est devenu évident par la suite que ce que l'on pourrait appeler le trope de «l'encouragement à tuer» était un dispositif standard utilisé par les bardes Mande dans la tradition séculaire de louer les personnes puissantes pour influencer leur comportement. Désormais comprises comme largement ancrées dans le discours bardique mandé, les attitudes en question semblent avoir eu une résonance significative dans certains épisodes de l'histoire ouest-africaine des XIXe et XXe siècles. On peut trouver un exemple détaillé du motif «d'encouragement à tuer» dans une tradition orale avec de multiples couches de signification conduisant à une portée élargie de la discussion. Il examine les conséquences de l'ingérence française du XIXe siècle dans la société maninka telles qu'elles sont révélées à la fois dans la tradition orale et dans les témoignages coloniaux. Les questions connexes incluent les réactions apparentes des praticiens occultes indigènes à l'iconoclasme en Guinée à l’époque de Sekou Touré, les tensions religieuses révélées par les attitudes animistes envers les musulmans et la pertinence possible de la violence popularisée en relation aux hommes forts politiques et à la guerre civile dans les années 1990.

You do not currently have access to this content.