Abstract

This article proposes a new reading for Germaine Dieterlen’s classic text “The Mande Creation Myth,” and presents it as evidence for Kangaba’s prominent military role as ruler of the Niger and defender of the gold mines that for centuries provided the wealth of the Mali Empire. It is demonstrated that, although Dieterlen was in search of a unified cosmology, her informants in Kangaba provided answers that voiced Kangaba’s military concerns and claims as political heir of the medieval Mali Empire and ruler of the River Niger. The starting point of the analysis are new insights on how creation is envisioned in the West African savannah, with an emphasis on termite mounds, earth, and blacksmiths. These insights are compared to the fieldwork data that Dieterlen collected in 1953-55, which she used in 1955 for a publication on the Kamabolon ceremony in Kangaba and, under strikingly different personal circumstances, in 1957 in the article “The Mande Creation Myth.” The article explains why Dieterlen herself nor other researchers have never been able to reproduce neither her 1953-55 findings nor her 1957 findings by pointing to Kangaba’s raised prestige as a major historical site for a new Republic of Mali, which had acquired independence in 1960. Kangaba’s new position replaced the earlier focus on military rule on the Niger and defense of gold mines (in what had become the Republic of Guinée in 1958). This argument is substantiated by a recently discovered contemporary report of the 1961 Kamabolon ceremony, written by a leading contemporary intellectual, Mambi Sidibé.

Résumé

Cet article propose une nouvelle lecture du texte classique de Germaine Dieterlen « The Mande Creation Myth », et le présente comme une preuve du rôle militaire de premier plan de Kangaba en tant que dirigeant du Niger et défenseur des mines d’or qui, pendant des siècles, ont fourni la richesse de l’empire du Mali. Il est démontré que, bien que Dieterlen était à la recherche d’une cosmologie unifiée, ses informateurs à Kangaba ont fourni des réponses qui exprimaient les préoccupations et les revendications militaires de Kangaba en tant qu’héritier politique de l’Empire médiéval du Mali et dirigeant du fleuve Niger. Le point de départ de l’analyse repose sur de nouvelles perspectives sur la façon dont la création est envisagée dans la savane ouest-africaine, avec un accent sur les termitières, la terre et les forgerons. Ces informations sont comparées aux données de terrain que Dieterlen a collectées entre 1953 et 1955, qu’elle a utilisées en 1955 pour une publication sur la cérémonie du Kamabolon à Kangaba et, dans des circonstances personnelles remarquablement différentes, en 1957 dans l’article « The Mande Creation Myth ». L’article explique pourquoi ni Dieterlen elle-měme ni d’autres chercheurs n’ont jamais pu reproduire ni ses découvertes de 1953-1955 ni ses découvertes de 1957 en soulignant le prestige accru de Kangaba en tant que site historique majeur pour une nouvelle République du Mali, qui avait acquis son indépendance en 1960. La nouvelle position de Kangaba a remplacé l’accent mis précédemment sur le régime militaire du Niger et la défense des mines d’or (dans ce qui était devenu la République de Guinée en 1958). Cet argument est étayé par un rapport contemporain récemment découvert sur la cérémonie du Kamabolon de 1961, écrit par un intellectuel contemporain de premier plan, Mambi Sidibé.

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