Abstract

In the early months of the COVID-19 pandemic, few journalists or scholars in Europe and North America paid much attention to how people or governments were responding to SARS-coV-2 anywhere in Africa. As the pandemic progressed, in fact, key agencies—from the World Economic Forum to the Economic Commission for Africa to the Global Health Security Index—all predicted or implied that there would be catastrophic fatality rates in African countries. Two French scientists shared these assumptions, going on live television on April 1 to discuss whether the BCG tuberculosis vaccine might protect people from the worst effects of COVID-19 and proposing new BCG vaccine trials in “Africa” because, they alleged, protections would be minimal and infection rates high, offering ideal conditions to test their theories. This article takes the controversy that stemmed from the French scientists’ comments as a point of departure, connecting it to African medical and imperial histories, on the one hand, and more recent histories of randomized controlled trials and global (health) governance on the other. Between January and November 2020, African nations, peoples, and pan-African organizations did better with COVID-19 than any other region of the world. Yet, there are understandable—if insidious—reasons why the continent’s success stories have not reached wider audiences: they run so contrary to (outside) expectations and belie the implicit predictions of different country rankings in global health. This kind of strategic erasure gets reproduced time and again within global institutions, creating semipermanent obstacles to African nations’ (therapeutic) sovereignty and (medical) self-determination.

Résumé

Dans les premiers mois de la pandémie de COVID-19, peu de journalistes ou d’universitaires en Europe et en Amérique du Nord ont prěté attention à la manière dont les gens ou les gouvernements réagissaient au SRAS-coV-2 partout en Afrique. En réalité, alors que la pandémie continuait de progresser, les principales agences—du Forum économique mondial à la Commission économique pour l’Afrique en passant par l’indice mondial de sécurité sanitaire—ont toutes prédit ou laissé entendre qu’il y aurait des taux de mortalité catastrophiques dans les pays africains. Le 1er avril, deux scientifiques français ont partagé ces hypothèses en direct lors d’une discussion sur la question de savoir si le vaccin antituberculeux BCG pourrait protéger les gens des pires effets du COVID-19. En effet, ils proposaient de nouveaux essais de vaccin BCG en « Afrique » car, selon eux, les taux d’infection minimes et élevés offraient des conditions idéales pour tester leurs théories. Cet article prend comme point de départ la controverse issue des commentaires des scientifiques français, la reliant aux histoires médicales et impériales africaines d’une part, et aux histoires plus récentes d’essais contrôlés randomisés et de gouvernance mondiale (sanitaire) d’autre part. Entre janvier et novembre 2020, les nations et peuples africains ainsi que les organisations panafricaines africains ont mieux gérer la pandémie du COVID-19 que le reste du monde. Pourtant, il existe des raisons compréhensibles—quoique insidieuses—pour lesquelles les réussites du continent n’ont pas atteint un public plus large. En effet, elles sont complètement contraires aux attentes (extérieures) et démentent les prédictions implicites des différents classements de pays en santé mondiale. Ce type d’effacement stratégique se reproduit à maintes reprises au sein des institutions mondiales, créant des obstacles semi-permanents à la souveraineté (thérapeutique) et à l’autodétermination (médicale) des nations africaines.

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