This article tells a new history of the Cold War, of Ghana’s early post-colonial foreign policy, and the formation of Ghana’s national identity through its diplomatic, economic, and migratory relationship with the USSR during Kwame Nkrumah’s government (1957–66). Through examining English and Russian sources from American, British, Ghanaian, and Russian archives, this article offers three arguments. First, by analyzing Soviet anxieties over its role in Ghanaian affairs, the article shows that Ghana significantly controlled the economic and diplomatic contours and pace of its relationship with the USSR. Second, that discourses of race and neocolonialism were more central to defining the terms of Ghana’s geopolitical positioning than the Cold War framework. Third, the virulent racism Ghanaians experienced in the United States and USSR helped forge a global Ghanaian national consciousness. The article illuminates an independent black state’s attempts to procure sovereignty against a white supremacist economic and political international order and calls for Cold War scholars to engage seriously with African archives alongside non-African ones to create more dynamic, representational historical accounts.


Cet article raconte une nouvelle histoire de la guerre froide, des premières politiques étrangères postcoloniales du Ghana et de la formation de l’identité nationale du Ghana grâce à ses relations diplomatiques, économiques et migratoires avec l’URSS sous le gouvernement de Kwame Nkrumah (1957–1966). En examinant des sources anglaises et russes provenant d’archives américaines, britanniques, ghanéennes et russes, cet article propose trois arguments. Premièrement, en analysant les angoisses de l’URSS concernant son rôle dans les affaires ghanéennes, l’article montre que le Ghana contrôlait de manière significative les contours et le rythme de ses relations économiques et diplomatiques avec l’URSS. Deuxièmement, les discours sur la race et le néocolonialisme en tant que cadre ont joué un rôle plus important dans la définition des termes du positionnement géopolitique du Ghana que le cadre de la guerre froide. Troisièmement, le racisme virulent que les Ghanéens ont subi aux États-Unis et en URSS a contribué à forger une conscience nationale ghanéenne globale. Cet article met en lumière les tentatives d’un État noir indépendant d’obtenir sa souveraineté contre un ordre politique suprématiste blanc, et appelle les spécialistes de la guerre froide à considérer sérieusement les archives africaines aux côtés d’archives non africaines afin de créer des récits historiques plus représentatifs et dynamiques.

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