Abstract

Although corruption is overwhelmingly important in Nigerian political discourse and studies of contemporary politics, the topic has received surprisingly little attention from historians. This article considers an instance of corruption that took place in Kano emirate, Northern Nigeria, in 1924. The government’s response to the case was instructive: although the likeliest reconstruction of events suggested wide-ranging, severe political malpractice, the official inquiry took only the most moderate of steps, all the while avoiding the language of “corruption” or indeed of official criminality. Although more recent forms of corruption are profoundly different from this case, they are the recognizable inheritors of some of the politics of corruption that originated nearly a century ago.

Résumé

Bien que la corruption parasite de manière écrasante le discours politique et les études en politique contemporaine au Nigéria, le sujet a étonnamment peu retenu l’attention des historiens. Cet article se penche sur un cas de corruption qui a eu lieu dans l’émirat de Kano, dans le Nord du Nigéria, en 1924. La réaction qu’il a suscitée de la part du gouvernement fut édifiante: même si les reconstitutions les plus vraisemblables des événements ont pointé les pratiques politiques déplorables menées à une grande échelle, l’enquête officielle a donné lieu à un nombre très restreint de démarches qui avaient soin d’éviter le terme de “corruption” ou de parler officiellement de criminalité. Malgré que les formes plus récentes de corruption diffèrent sensiblement du cas examiné, elles sont à l’évidence les héritières de diverses politiques de corruption qui ont fait leur apparition il y a presque un siècle.

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