This article examines the diasporic political linkages between the U.S. Midwest and West Africa through the largely unknown encounters of James R. Stewart, William L. Sherrill, and Clarence W. Harding, Jr., on the continent. They were leaders in the Universal Negro Improvement Association (UNIA) founded by Jamaican black nationalist Marcus Garvey. During its heyday in the early 1920s, the UNIA claimed six million members worldwide, including in the American heartland and West Africa. Stewart of Cleveland, Ohio, emigrated to Liberia in 1949. Sherrill of Detroit, Michigan, attended the 1957 independence ceremonies in Ghana, whereas Harding of Chicago, Illinois, moved to Liberia in 1966 and built a dynamic, grassroots Garvey movement in the West African nation. Their sojourns to the continent extend the analytical, geographic, and temporal parameters of the history of West Africa and the black diaspora through tracing the transnational linkages between the American heartland and continent, the gendered contours and paradoxes of Pan-Africanism, and the endurance and uneven results of Garveyism in Africa from the 1920s through the 1970s.


Cet article prend pour sujet les liens politiques diasporiques entre le Midwest americain et l’Afrique de l’Ouest dont temoignent les rencontres peu connues qui ont eu lieu sur le continent entre James R. Stewart, William L. Sherrill et Clarence W. Harding, Jr. Ces trois hommes etaient a la tete de l’UNIA (Universal Negro Improvement Association) fondee par Marcus Garvey, nationaliste noir d’origine jamaicaine. A son apogee au debut des annees 1920, l’UNIA se targuait de compter six millions de membres dans le monde, y compris dans le centre des Etats-Unis et en Afrique de l’Ouest. Originaire de Cleveland, Ohio, Stewart a emigre au Liberia en 1949. Sherrill, originaire de Detroit, Michigan, a assiste aux ceremonies d’accession a l’independance du Ghana. Venu de Chicago, Illinois, Harding a emigre au Liberia en 1966, pour y implanter solidement une antenne dynamique du mouvement garveyiste en Afrique de l’Ouest. Contribuant a elargir les parametres analytiques, geographiques et temporels de l’histoire de l’Afrique de l’Ouest et de la diaspora noire, leurs sejours sur le continent permettent de retracer les liens transnationaux entre le centre des Etats-Unis et l’Afrique et de souligner les limites et les paradoxes du panafricanisme examines sous l’angle du genre, ainsi que la longevite et les resultats inegaux du garveyisme en Afrique depuis les annees 1920 jusqu’aux annees 1970.

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