Abstract

This article analyzes the processes of jihad, migration, and sociopolitical change in the lower Benue hinterlands of nineteenth century central Nigeria. It examines the dynamics at work in the expansion of the territorial, commercial, and symbolic frontiers of the Sokoto caliphate in this sector, as well as the impact commercial and political events spawned by caliphate expansion and consolidation in this area had on the experiences, sociopolitical organization, economies, and institutions of some non-Muslim communities. I explore the nonreligious lives that a religious movement progressively took on as it made its way through this multiethnic, politically diverse region of precolonial central Nigeria, focusing in particular on the experiences of the Agatu, a subset of the Idoma people, with the vagaries of the jihad. The article considers the proactive and reactive responses and adaptations of non-Muslim communities to the intrusions, raids, and demands of Hausa and Fulani Muslims possessing various degrees of caliphate affinities and affiliations. I argue that, although inspired by an expressed desire to construct and extend the frontiers of an ideal Islamic state, the jihad assumed a commercial character in this sector. Characterized by slave raiding and military intrusions, it left profound social and political legacies that those who encountered it had to contend with and adapt to during the tumultuous mid- to late nineteenth century.

Résumé

Cet article analyse les processus du jihad, de la migration et du changement sociopolitique dans l’arrière-pays sud du Benue, au Nigeria central, à l’époque précoloniale. Il examine la dynamique à l’oeuvre dans l’expansion des frontières territoriales, commerciales et symboliques du califat de Sokoto dans ce secteur, de même que l’impact des événements commerciaux et politiques engendrés par l’expansion et la consolidation du califat dans cette région sur les expériences, l’organisation sociopolitique, l’économie et les institutions de certaines communautés non musulmanes. J’explore les vies non religieuses qu’un mouvement religieux a progressivement adoptées tandis qu’elle pénétrait cette région multiethnique et politiquement diversifiée du Nigeria central à l’époque précoloniale, en portant une attention particulière aux expériences des Agatu, un sous-ensemble du peuple Idoma, avec les caprices du jihad. L’article étudie les réponses et les adaptations proactives et réactives des communautés non musulmanes aux intrusions, raids et demandes des musulmans Hausa et Peuls ayant divers degrés d’affinité et d’affiliations avec le califat. Je soutiens que, bien qu’inspiré par un désir avoué de construire et d’étendre les frontières d’un État islamique idéal, le jihad a revêtu un caractère commercial dans ce secteur. Caractérisé par des raids d’esclaves et des intrusions militaires, il a laissé un héritage social et politique important auquel ceux qui l’ont vécu ont dû faire face et s’adapter pendant la période tumultueuse allant du milieu à la fin du dix-neuvième siècle.

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