Abstract

This analysis offers a compelling alternative to the received wisdom that the Mali Empire had dissolved by the end of the seventeenth century. It will be demonstrated that between 1650 and 1850, to the north of the gold fields of the Mali Empire the rulers of Kangaba successfully managed a defense zone. Using military and organizational innovations attributed to polities east of the Niger River (Kong, Segu [Ségou], Kano), they fused the political heritage of the Mali Empire with a system of triads of refuges or fortifications. Throughout the zone, groups of mercenaries of different ethnic origins were assimilated into the Kangaba polity and integrated into the political organization as well as Mali’s political ideology. The defense zone protected the gold fields from northern military pressure, in particular from the Bambara Segu kingdom, as well as from small bands of marauders and, later, the armies of El Hadji Umar. By elaborating a regional military-strategic focus that pays close attention to the landscape, and by using the concept of warrior state as a heuristic device, this article mobilizes a variety of hitherto unused archival, architectural, genealogical, and geographical sources. This article does a historiographic reassessment of the dominance of oral traditions as sources for the study of the history of the Mali Empire and the Upper Niger.

Résumé

Cette analyse offre une alternative irréfutable à l’opinion répandue que l’empire du Mali était déjà dissous à la fin du dix-septième siècle. Il sera démontré qu’entre 1650 et 1850, au nord des gisements d’or de l’empire du Mali, les dirigeants de Kangaba géraient avec succès une zone de défense. Ayant recours aux innovations militaires et organisationnelles attribuées aux administrations situées à l’est du fleuve Niger (Kong, Ségou, Kano), ils allièrent l’héritage politique de l’empire du Mali avec un système de triades de refuges ou de fortifications. Partout dans la zone, des groupes de mercenaires de différentes origines ethniques étaient assimilés au gouvernement de Kangaba et intégrés à l’organisation politique et à l’idéologie politique du Mali. La zone de défense protégeait les gisements d’or de la pression militaire en provenance du nord, et notamment du royaume bambara de Ségou, ainsi que des petites bandes de maraudeurs et, plus tard, des armées d’El Hadj Oumar. En développant un centre d’intérêt militaire-stratégique régional qui accorde une attention particulière au paysage, et en employant le concept d’État guerrier comme dispositif heuristique, cet article tire parti de différentes sources archivistiques, architecturales, généalogiques et géographiques inutilisées jusqu’ici. Cet article effectue un réexamen historiographique de la prédominance des traditions orales comme sources pour l’étude de l’histoire de l’empire du Mali et du Haut-Niger.

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