Abstract

Missionnaires en Nouvelle-France, les prêtres de la Compagnie de Saint-Sulpice ont produit énormément d’informations et une importante correspondance, échangée entre le Canada et la France sous le régime français. Cet article poursuit un double but: il s’agit de montrer, d’une part, comment cette institution religieuse a collecté et disséminé des connaissances sur la colonie et, d’autre part, de démontrer comment le supérieur général, Louis Tronson (1676-1699), a utilisé son réseau en Nouvelle-France afin de gagner en faveur et en influence à la cour de France. Ainsi à travers le cas de la mission sulpicienne de Kenté, située sur la côte nord du Lac Ontario, se révèle sous un jour nouveau le rôle joué par les institutions religieuses comme celle de Saint-Sulpice dans la formation et l’administration d’un Atlantique français au dix-septième siècle.

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